Top
Notre camping-car de 7,38 m dans lequel nous vivons à quatre

Quand on a choisi notre camping-car, je ne me suis pas vraiment demandé si vivre à 4 dans 7,38 m allait être compliqué. Nous avions déjà voyagé dans notre Peugeot Boxer L4H3 aménagé, donc vivre dans un espace réduit n’était pas complètement nouveau pour nous.

Par contre, je me suis demandé où on allait mettre toutes nos affaires.

Parce qu’il y a quand même les affaires de quatre personnes à faire rentrer là-dedans. Et pas seulement quelques vêtements pour partir en vacances : nous vivons dans le camping-car, donc ce que nous emportons doit nous permettre d’y vivre toute l’année.

Et puis chez nous, il faut ajouter les affaires pour l’école, celles du chat, de la tortue et tout ce qui vient avec notre quotidien… Mine de rien, ça commence à faire pas mal de choses à caser dans 7,38 m.

C’était finalement davantage ça qui me questionnait que la place pour vivre à quatre au quotidien.

Intérieur de notre camping-car dans lequel nous vivons à 4

Avant de partir : penser aux rangements

Au moment de choisir notre camping-car, les rangements faisaient partie des critères importants. On savait qu’on n’allait pas simplement y passer quelques vacances, il fallait donc un aménagement qui corresponde vraiment à notre quotidien.

Les rangements sous les lits des enfants étaient notamment importants pour nous. Et surtout, il nous fallait une bonne capacité de rangement. Pour vivre à quatre toute l’année, ce n’était clairement pas un détail.

Notre ancien Boxer avait déjà pas mal de rangements. Je ne suis d’ailleurs pas certaine qu’on en ait beaucoup plus aujourd’hui. La grosse différence, c’est qu’ici ils sont bien plus accessibles, et au quotidien ça change beaucoup de choses.

On n’a donc pas choisi notre camping-car uniquement en regardant le nombre de couchages ou l’espace à l’intérieur. L’agencement comptait tout autant pour nous.

Ses 7,38 m ont forcément aussi des conséquences une fois sur la route. J’ai consacré un autre article à notre expérience pour conduire un camping-car de 7,38 m au quotidien.

À quatre dans 7,38 m : est-ce qu’on se marche dessus ?

Finalement, pas vraiment. Une fois tous les quatre à l’intérieur, on a largement la place de circuler et chacun peut faire ce qu’il a à faire.

Évidemment, ça ne fonctionne pas tout à fait comme dans une maison. Si quelqu’un cuisine et bloque un tiroir dont on a besoin pour mettre la table, on attend simplement qu’il ait terminé. Pareil pour la salle de bain : mieux vaut ne pas avoir absolument besoin de se brosser les dents au moment où quelqu’un est aux toilettes. 😅

Ce sont des petites choses auxquelles on s’habitue très vite. On attend, on se décale, on s’organise autrement. Ça ne me donne pas pour autant l’impression qu’on manque de place.

Quand on reste à l’intérieur, chacun peut aussi faire son truc de son côté ou on s’occupe tous ensemble. Pour l’instant, ça se passe assez naturellement.

Les enfants ont-ils vraiment leur propre espace ?

C’était important pour nous que les enfants puissent avoir un espace à eux dans le camping-car, et pas simplement un lit à installer le soir au milieu de la pièce de vie.

Ils ont une chambre à l’arrière, que l’on peut fermer avec une porte coulissante. Chacun a son lit, d’environ 80 × 180 cm, et les deux couchages se rejoignent au milieu. Ça leur fait finalement un bel espace à eux, dans lequel ils peuvent aussi aller lorsqu’ils ont envie d’être un peu tranquilles.

Leurs lits restent en place en permanence. C’était aussi l’un de nos critères : au moins pour eux, nous ne voulions pas avoir à transformer le camping-car tous les soirs avant de pouvoir se coucher.

De notre côté, nous avons un lit pavillon qui descend au-dessus de la partie avant. Il faut donc le préparer le soir et le remonter le matin, mais ça nous prend moins de cinq minutes. Chacun peut aussi aller dormir quand il en a envie sans obliger les autres à faire de même.

Forcément, dans un camping-car, on entend davantage ce que font les autres. Mais on s’habitue aussi très vite aux bruits, une fois qu’on sait d’où ils viennent. Même à ceux de notre fille qui, je ne sais pas trop comment elle s’y prend, arrive parfois à faire bouger tout le camping-car simplement en se retournant dans son lit. 🤪

On a trouvé notre rythme comme ça. Les enfants se sont adaptés, et même le chat semble avoir très bien compris le fonctionnement de la maison.

Le véritable défi : ranger les affaires de quatre personnes

Finalement, ce qui demande le plus d’organisation à quatre, ce n’est pas tellement de trouver de la place pour nous, mais plutôt de trouver une place pour tout ce qui nous accompagne.

Nous avons fait un gros tri avant de partir et nous continuons à en faire régulièrement. Dans un camping-car, on se rend assez vite compte que garder des choses « au cas où » finit par prendre une place dont on a besoin pour autre chose.

Pour autant, nous ne vivons pas non plus avec trois tee-shirts et une assiette chacun. 😅 On a encore pas mal d’affaires, simplement, on essaie de garder ce dont on a réellement besoin.

Chacun a ses rangements

Les enfants ont chacun leurs placards et nous avons les nôtres. À côté de ça, il y a les rangements communs, avec tout ce dont nous avons besoin au quotidien.

Et forcément, il n’y a pas que les affaires de quatre personnes à faire tenir. Notre chat et notre tortue d’eau vivent avec nous, il faut donc aussi prévoir tout ce dont ils ont besoin.

Avec le temps, on a trouvé notre organisation. Chacun sait où ranger ses affaires et les choses ont globalement trouvé leur place.

Vivre avec moins, sans vivre avec rien

Pour les vêtements, le changement n’a pas été énorme. Même avant de vivre en camping-car, nous n’étions pas du genre à avoir des tonnes de vêtements. On garde ce dont on a besoin, on remplace quand quelque chose est usé ou quand les enfants grandissent.

Pour les enfants, en revanche, c’est parfois plus difficile.

Ils ne peuvent évidemment pas avoir avec eux autant d’affaires et de jouets que lorsqu’ils avaient leur chambre dans une maison. Il a fallu choisir ce qu’ils emportaient et laisser le reste. Et même s’ils se sont très bien adaptés à cette nouvelle vie, ça ne veut pas dire que cette partie-là est toujours facile pour eux.

Je trouve important de le préciser parce que vivre avec moins peut paraître très simple lorsqu’on en parle en théorie. Quand ce sont les affaires auxquelles les enfants tiennent, c’est différent.

De notre côté, cette expérience commence aussi à changer notre regard sur ce que nous possédons. Nous avons encore beaucoup de choses dans un box de stockage et, avec le temps, je me rends compte que la plupart ne nous manquent absolument pas.

De la décoration, de la vaisselle et plein d’autres choses que nous avons pourtant choisi de conserver au départ. Aujourd’hui, elles sont toujours là-bas et nous vivons très bien sans.

On possède finalement bien plus de choses que ce dont on a réellement besoin.

Ce qui prend beaucoup plus de place qu’on ne l’imaginait

Couettes et literie à ranger dans le camping-car

Il y a aussi des choses toutes bêtes dont on ne réalise pas forcément la place qu’elles prennent avant de vivre dans un camping-car.

Chez nous, ce sont notamment les chaussures. À quatre, ça va très vite, même en essayant de n’avoir que le nécessaire. Et les couettes d’hiver ne sont pas mal non plus dans leur genre. 😅 Quand il fait chaud et qu’on ne s’en sert pas, il faut bien réussir à les caser quelque part.

Avec l’IEF, il faut aussi prévoir de nouveaux espaces. J’ai déjà commencé à réorganiser certaines choses pour faire de la place aux cahiers, classeurs et fournitures. Pour ça, je pense qu’on s’en sortira plutôt bien. Ce sont davantage les manuels qui me font encore réfléchir, parce que je ne sais pas exactement quelle place ils vont prendre une fois que nous aurons tout.

À l’inverse, il y a des choses qu’on embarque en pensant qu’elles vont être utiles et qui ne le sont finalement pas tant que ça. Chez nous, la bouilloire en fait partie. On l’a prise… et clairement, on aurait pu s’en passer.

Faire les courses et cuisiner pour quatre dans un camping-car

Pour les courses, on ne peut pas stocker énormément. À quatre, on tient environ deux jours, pas beaucoup plus.

Le frigo est pourtant plutôt pas mal pour un camping-car, mais il se remplit très vite. Entre les repas, les fruits que mangent les enfants et les boissons qu’on garde au frais en été, la place disponible disparaît rapidement.

Pour le reste, on a réussi à organiser la cuisine avec ce qu’on utilise vraiment : les casseroles et les poêles, la vaisselle, les couverts, les ustensiles et les produits secs. Tout tient, mais forcément, on n’a ni la place ni le matériel que l’on avait dans une maison.

Cuisiner pour quatre demande donc quelques adaptations. On peut préparer nos repas normalement et continuer à circuler lorsque quelqu’un cuisine, quitte à se décaler un peu, mais certaines choses ont changé.

Nous n’avons notamment pas de four. Pour l’instant, je ne peux donc plus préparer les goûters des enfants comme je le faisais avant, notamment les gâteaux maison. On cuisine moins de choses, ou simplement différemment.

Vivre à quatre joue aussi forcément sur notre consommation d’eau et le rythme auquel nous devons nous occuper des services. J’en parle plus précisément dans notre article sur la fréquence des services en camping-car quand on vit à quatre.

À quatre, le rangement n’est plus vraiment facultatif

Intérieur de notre camping-car organisé pour vivre en famille

À quatre dans un camping-car, on ne peut pas vraiment laisser le bazar s’installer. Pas parce qu’on passe notre temps à tout nettoyer ou à vouloir que ce soit parfaitement rangé, mais simplement parce que quelques affaires qui traînent suffisent vite à encombrer l’espace.

On a donc pris l’habitude de ranger au fur et à mesure. Si on commence à poser les affaires en se disant qu’on s’en occupera plus tard, ça peut vite devenir pénible.

Globalement, tout le monde a compris le principe. Bon… Abel reste Abel. 😅 Il est naturellement assez bordélique, donc il nous arrive encore régulièrement de ramasser ou de ranger derrière lui.

Et en été, il y a un truc qui semble avoir décidé de vivre en permanence au milieu du passage : les claquettes des enfants. Je ne sais pas comment elles font, mais elles finissent toujours par traîner quelque part. 🤪

Ce sont des détails, mais dans un espace plus petit, on les remarque forcément davantage. Finalement, on ne range pas plus parce qu’on est devenus soudainement très organisés : on range plus vite parce que sinon, ça nous gêne.

Notre espace de vie ne s’arrête pas au camping-car

Il y a aussi quelque chose qui change beaucoup la façon dont on vit ces 7,38 m : on ne passe évidemment pas toutes nos journées à l’intérieur.

Quand il fait beau, l’extérieur fait aussi partie de notre quotidien. Ça ne veut pas dire qu’on sort systématiquement la table et les chaises dès qu’on s’arrête quelque part. Selon l’endroit où l’on stationne, ce serait justement passer du simple stationnement au camping, et on fait attention à ça.

Quand il y a des tables de pique-nique à disposition, en revanche, on en profite volontiers. Et de manière générale, on essaie aussi d’éviter les parkings pour choisir des endroits où l’on se sent mieux.

Pour l’instant, notre expérience est aussi forcément liée à la saison. Nous avons commencé cette vie pendant l’été et nous n’avons pas encore connu plusieurs journées de mauvais temps enfermés à quatre dans le camping-car.

Cet automne et cet hiver nous donneront probablement une autre vision de certaines choses. Je préfère donc ne pas dire aujourd’hui que vivre à quatre dans cet espace est toujours facile, quelles que soient les conditions, alors que nous ne l’avons tout simplement pas encore vécu.

Alors, 7,38 m, est-ce vraiment assez pour vivre à quatre ?

Aujourd’hui, je ne trouve pas que 7,38 m soit trop petit pour vivre à quatre

Ça demande quand même de respecter davantage l’espace des autres. Quand on vit tous ensemble dans quelques mètres carrés, on ne peut évidemment pas s’isoler comme on le ferait dans une maison. Et certains jours, notamment lorsqu’on est fatigués, être ensemble quasiment 24 heures sur 24 peut être un peu plus compliqué.

Mais pour l’instant, ça se passe plutôt bien. Je n’ai encore jamais ressenti le besoin de sortir simplement parce que je ne supportais plus d’être enfermée avec tout le monde. 😅

Est-ce que je dirai exactement la même chose après un automne et un hiver complets ? Je n’en sais rien. Et est-ce que cet espace nous conviendra toujours après un an de vie à quatre dedans ? Je l’espère, mais nous n’en sommes pas encore là.

Je crois surtout qu’il n’existe pas vraiment de taille parfaite qui conviendrait à toutes les familles. Pour nous, aujourd’hui, ces 7,38 m fonctionnent. Chacun a son espace, ses affaires, et il faut apprendre à respecter ceux des autres.

Cette vie m’a aussi fait réaliser autre chose : on peut vivre dans beaucoup moins d’espace que ce qu’on imaginait. Ce qui me manque le plus de notre ancienne maison en termes de confort ?

Une baignoire.

Voilà. 🤪

Jennifer

Modes de voyage
Saisons

À propos des images

Les images utilisées dans cet article proviennent de diverses sources ou sont de création personnelle. Lorsqu’elles ne sont pas de moi, elles sont citées ci-dessous.

post a comment