Tous les combien faut-il faire les services en camping-car quand on vit à 4 ?
Quand on vit réellement à quatre dedans, la vidange du camping-car fait partie de ces petites réalités beaucoup moins glamour que les beaux stationnements au bord d’une rivière.
Remplir l’eau propre, vider les eaux grises, s’occuper de la cassette des toilettes… Depuis que nous vivons dans notre camping-car, tout ça fait désormais partie du quotidien.
Et s’il y a une chose dont je n’avais absolument aucune idée avant de partir, c’est de la fréquence à laquelle il faudrait le faire.
Après notre premier été à quatre dans le camping-car, je peux maintenant donner une réponse assez simple : chez nous, c’est environ un jour sur deux.
Évidemment, ce n’est pas une règle universelle. La consommation dépend du nombre de personnes, des douches, de la cuisine, de l’utilisation des toilettes, de la saison et tout simplement des habitudes de chacun.
Mais puisque nous utilisons réellement notre camping-car comme maison, voici ce que ça donne concrètement chez nous.
En bref
🚐 Camping-car : McLouis MC4 73G Diamond
👨👩👧👦 À bord : 4 personnes
💧 Eau propre : 118 L selon la fiche technique du modèle
🚿 Eaux usées : 135 L selon la fiche technique du modèle
🚽 Toilettes : principalement celles du camping-car
🛁 Douches : principalement à bord
⏱️ Services : environ tous les 2 jours cet été
📍 Où : aires gratuites ou payantes selon ce que l’on trouve
À quatre, l’eau part forcément assez vite
À quatre dans le camping-car, l’eau propre descend forcément assez vite, surtout cet été avec les fortes chaleurs.
On l’utilise pour cuisiner, faire la vaisselle, se laver et prendre nos douches. Au quotidien, celles-ci se prennent principalement dans le camping-car. Une ou deux fois par semaine, lorsqu’on passe par une aire Camping-Car Park qui dispose de douches, on en profite aussi, mais ce n’est pas notre fonctionnement habituel.
Et on ne cherche pas particulièrement à économiser chaque litre d’eau. On fait attention, évidemment, mais on n’a pas mis en place toute une organisation pour réduire notre consommation au minimum. On utilise simplement l’eau dont on a besoin.
Cet été, il nous arrive donc de devoir refaire le plein dès le lendemain, notamment lorsqu’il fait très chaud. Dans d’autres conditions, on tient davantage.
Ces fortes chaleurs ont d’ailleurs changé pas mal de choses dans notre quotidien, notamment notre façon de choisir nos stationnements et de gérer la température à l’intérieur.
C’est aussi quelque chose qui évoluera probablement avec les saisons. En hiver, on utilisera probablement moins d’eau qu’en pleine canicule et notre consommation ne sera pas forcément la même.
Les eaux grises : ce qu’on vide réellement
Tout ce qui part dans les évacuations de l’évier, du lavabo ou de la douche finit dans le réservoir des eaux grises. À quatre, avec les douches et la vaisselle au quotidien, il est donc forcément sollicité.
Jusqu’ici, on n’attend pas spécialement qu’il soit complètement plein pour le vider. Lorsqu’on s’arrête sur une aire de services, on préfère en profiter pour faire ce qu’il y a à faire plutôt que d’attendre d’être à la limite.
Et puis il y a un autre détail auquel je n’avais pas forcément pensé avant : les odeurs.
Chez nous, ce sont notamment les restes du petit-déjeuner qui peuvent se rappeler à notre bon souvenir. On mange régulièrement des œufs le matin et, même en faisant attention, les eaux de vaisselle finissent forcément dans le réservoir. Avec la chaleur de cet été, ça peut parfois commencer à sentir franchement mauvais.
De temps en temps, un peu de vinaigre nous permet de limiter les odeurs et, pour l’instant, ça nous suffit.
Ce n’est clairement pas la partie la plus glamour de la vie en camping-car, mais ça en fait partie. 😅
Et la cassette des toilettes à quatre ?
À quatre, la cassette des toilettes se remplit forcément assez vite, d’autant plus que nous utilisons principalement les WC du camping-car.
On ne s’interdit évidemment pas de les utiliser pour essayer de gagner quelques heures d’autonomie. En revanche, lorsqu’on passe la journée quelque part où il y a des toilettes — dans un centre commercial, chez de la famille ou lors d’une sortie — on rappelle aux enfants que c’est plutôt le bon moment pour y aller. 😅 Autant profiter des toilettes disponibles lorsqu’il y en a.
Cet été, la cassette suit finalement à peu près le même rythme que le reste de nos services. On préfère surtout anticiper plutôt que d’attendre qu’elle soit complètement pleine, histoire de ne pas se retrouver à chercher désespérément une aire au mauvais moment.
Pour les odeurs, je m’attendais peut-être à quelque chose de plus compliqué, surtout avec les températures que nous avons eues cet été. Finalement, ça ne sent pas particulièrement mauvais dans le camping-car, à condition de prendre quelques habitudes simples.
Chez nous, on veille notamment à bien refermer la trappe des toilettes après utilisation ainsi que la lunette. Pour l’instant, ça suffit pour que cette partie pourtant pas franchement glamour de la vie à quatre dans quelques mètres carrés reste tout à fait gérable.
Cet hiver, le rythme sera peut-être différent. Avec une consommation d’eau qui devrait diminuer, la cassette pourrait devenir ce qui nous oblige en premier à chercher une aire de services. Mais ça, on pourra vraiment le confirmer après avoir vécu notre premier hiver dedans.
Trouver une aire pour faire les services : pas toujours aussi simple qu’on le pensait
Faire une vidange camping-car et refaire le plein d’eau n’est finalement pas ce qu’il y a de plus compliqué. Le plus pénible, c’est parfois de trouver où faire les services.
Globalement, on trouve assez facilement des aires sur notre route. On regarde d’abord ce qu’il y a sur notre itinéraire et, quand c’est possible, on choisit une aire gratuite. S’il faut payer quelques euros pour pouvoir vidanger et refaire le plein d’eau, on le fait aussi.
Sur le papier, ça paraît donc assez simple. Dans la réalité, les informations trouvées sur Internet ne sont pas toujours à jour. Il nous est déjà arrivé de nous rendre à une aire indiquée sur Google pour découvrir qu’elle n’était plus fonctionnelle, ou qu’elle était devenue payante alors qu’elle était encore annoncée comme gratuite.
Et puis il y a la fameuse histoire de l’embout pour remplir l’eau. 😅 Toutes les installations ne sont pas identiques et il suffit d’arriver devant un robinet auquel notre raccord ne s’adapte pas pour que le plein d’eau prévu tombe à l’eau. On apprend donc aussi, petit à petit, qu’avoir les bons raccords fait partie de l’équipement à prévoir.
Lorsque l’aire se trouve directement sur notre trajet, parfait. Sinon, on fait un détour. Parce qu’à quatre, attendre le dernier moment n’est pas vraiment une bonne stratégie.
C’est probablement ça que je n’avais pas anticipé avant notre départ : la petite charge mentale permanente que représentent les niveaux. Est-ce qu’on a encore suffisamment d’eau ? Est-ce qu’il faut vider la cassette ? Est-ce qu’on profite de l’aire qui se trouve sur notre route maintenant ou est-ce qu’on attend la suivante ?
Pour le moment, on arrive toujours à anticiper et on ne s’est jamais retrouvés coincés avec une cassette pleine ou sans eau. Mais les services font clairement partie de ces petites choses auxquelles on finit par penser presque automatiquement lorsqu’on prépare la suite de notre itinéraire.
Alors, tous les combien faut-il faire les services quand on est 4 ?
Notre rythme donne une idée de ce que peut représenter la vie à quatre dans un camping-car, mais il ne faut surtout pas en faire une règle.
Deux familles de quatre peuvent avoir une autonomie complètement différente. Tout dépend de l’utilisation des toilettes, du nombre de douches prises à bord, de la vaisselle, de la cuisine, de la quantité d’eau consommée et même de la saison.
Quelqu’un qui utilise régulièrement les sanitaires des aires ou des campings, prend ses douches ailleurs et économise beaucoup l’eau pourra forcément tenir plus longtemps que nous. À l’inverse, lorsqu’on utilise son camping-car comme une véritable petite maison, les besoins augmentent vite.
C’est finalement ce que notre expérience nous apprend : mieux vaut observer son propre rythme plutôt que chercher une fréquence idéale valable pour tout le monde.
Après quelques semaines, on commence d’ailleurs à connaître notre fonctionnement et à anticiper naturellement le prochain passage par une aire de services.
La vidange, cette petite routine qu’on n’avait pas anticipée
Avant de vivre en camping-car, je n’avais absolument aucune idée de la fréquence à laquelle il faudrait penser à tout ça. Et je crois que je n’avais surtout pas réalisé que ça deviendrait une petite charge mentale du quotidien.
Finalement, on prend vite le rythme. On surveille les niveaux, on regarde les possibilités sur notre trajet et on profite d’une aire lorsqu’elle se présente plutôt que d’attendre d’être dans l’urgence.
Ce n’est clairement pas la partie la plus glamour de cette nouvelle vie, mais c’est la vie, justement. Et puisqu’on a choisi de partager cette aventure telle qu’elle est vraiment, les vidanges et les cassettes WC en font aussi partie. 😅
Dans quelques mois, il sera intéressant de voir si notre premier hiver change complètement nos habitudes et notre autonomie. Pour l’instant, on apprend simplement à connaître notre camping-car… et nos besoins à quatre.
Questions fréquentes sur les vidanges en camping-car
Peut-on vider les eaux grises n’importe où ?
Non. Les eaux grises doivent être vidangées dans un emplacement prévu à cet effet, comme une aire de services pour camping-cars. Même s’il ne s’agit « que » de l’eau de la douche, du lavabo ou de la vaisselle, elle contient notamment des résidus de savon, de produits et de nourriture.
Où peut-on vider la cassette des toilettes d’un camping-car ?
La cassette doit être vidée dans une borne ou un espace spécialement prévu pour les WC chimiques. Sur les aires de services, l’emplacement est généralement différent de celui utilisé pour les eaux grises. Il ne faut pas vider la cassette dans la grille destinée aux eaux grises.
Faut-il attendre que les réservoirs soient pleins pour faire les services ?
Pas forcément. De notre côté, on préfère profiter d’une aire lorsqu’elle se trouve sur notre trajet plutôt que d’attendre d’être à la limite. C’est particulièrement pratique lorsqu’on voyage à plusieurs, car les niveaux peuvent évoluer assez rapidement.
Jennifer
À propos des images
Les images utilisées dans cet article proviennent de diverses sources ou sont de création personnelle. Lorsqu’elles ne sont pas de moi, elles sont citées ci-dessous.
