Lorsque nous avons commencé à rouler avec notre camping-car de 7,38 m, nous nous sommes demandé s’il fallait investir dans un GPS spécial camping-car.
Plutôt que d’en acheter un immédiatement, nous avons décidé d’essayer d’abord avec ce que nous avions déjà : Google Maps sur nos téléphones, et parfois Plans sur iPhone.
Trois mois plus tard, nous n’avons toujours pas acheté de GPS dédié.
Cela ne veut pas dire que Google Maps est parfaitement adapté à notre camping-car. Nous avons déjà connu quelques situations qui nous l’ont rappelé… 😅
Mais pour le moment, nous continuons sans.
Pourquoi nous n'avons pas acheté de GPS spécial camping-car
Notre choix était assez simple : avant d’investir dans un nouvel équipement, nous voulions savoir si nous en avions réellement besoin.
Nous avons donc commencé à voyager exactement comme nous le faisions auparavant, en entrant notre destination dans Google Maps.
La différence, évidemment, c’est que nous roulons maintenant avec un camping-car de 7,38 m. Et Google Maps ne connaît pas les dimensions de notre véhicule comme pourrait le faire un système de navigation dans lequel son gabarit a été renseigné.
Nous sommes donc partis avec une règle assez simple : le GPS nous donne une direction, à nous de vérifier que la route est réellement praticable.
Au début, nous étions particulièrement prudents.
Lorsque plusieurs itinéraires étaient possibles, nous avions tendance à privilégier les axes qui nous paraissaient les plus importants et les plus larges. Les grandes directions indiquées en vert sur les panneaux nous servaient notamment de repère.
Cela ne signifie pas qu’une direction signalée en vert garantit une route adaptée aux camping-cars : c’était simplement une façon de nous rassurer pendant que nous apprenions à mieux appréhender le gabarit du véhicule.
Avec les kilomètres, cette appréhension diminue. Nous ne cherchons toujours pas volontairement les petites routes, mais lorsqu’il faut en emprunter une, nous sommes aujourd’hui plus à l’aise qu’au début.
C’est aussi quelque chose que j’avais raconté dans mon article consacré à la conduite de notre camping-car de 7,38 m.
Google Maps nous suffit… tant que nous gardons les yeux ouverts
Nous n’étudions pas chacun de nos trajets avant de partir.
Pas de vérification systématique de toutes les routes avec la vue satellite, ni d’analyse détaillée de l’arrivée. Nous indiquons notre destination et nous prenons la route.
Cela fonctionne parce que nous ne considérons jamais l’itinéraire affiché sur le téléphone comme une consigne à suivre coûte que coûte.
Si une route proposée nous paraît trop étroite ou que quelque chose ne nous inspire pas, nous ne la prenons pas. Google Maps recalculera simplement un autre itinéraire.
Les panneaux restent également prioritaires.
Et finalement, après trois mois, nous avons surtout appris à faire confiance à ce que nous voyons devant nous et à notre instinct.
Nous fonctionnons d’ailleurs un peu de la même manière pour trouver nos stationnements. Nous ne préparons pas systématiquement notre arrivée à l’avance : une bonne partie se fait encore au feeling, en fonction de ce que nous trouvons une fois sur place.
C’est une façon de voyager qui nous convient, même si elle implique forcément une part d’imprévu.
Quand Google Maps nous met quand même dans une situation compliquée
Parce que oui, il y a eu quelques ratés. 😅
Le cas le plus embêtant n’est finalement pas une petite route que nous pouvons décider de ne pas prendre. C’est plutôt la limitation que nous découvrons alors que nous sommes déjà arrivés dessus.
Cela m’est déjà arrivé.
Un panneau apparaît trop tard pour que je puisse simplement bifurquer tranquillement et poursuivre ailleurs.
Et avec un camping-car de 7,38 m, on ne fait pas demi-tour aussi facilement qu’avec une voiture.
Je me suis donc déjà retrouvée à devoir reculer ou manœuvrer pour faire demi-tour au milieu d’un carrefour ou d’un rond-point, parce que je ne pouvais finalement pas poursuivre l’itinéraire proposé.
C’est dans ces moments-là que les limites de notre choix deviennent très concrètes.
Un système capable de tenir compte du gabarit du véhicule pourrait apporter une aide supplémentaire pour anticiper certaines contraintes. Cela ne dispenserait évidemment jamais de respecter la signalisation présente sur la route.
Pour autant, ces quelques situations ne nous ont pas encore suffisamment gênés pour nous pousser à changer notre manière de faire.
Après trois mois, est-ce qu'on achèterait un GPS camping-car ?
Pour le moment, non.
Pas parce que nous pensons qu’un GPS spécial camping-car est inutile : nous n’en avons jamais utilisé, donc nous n’avons aucune raison de l’affirmer.
Simplement parce qu’après trois mois sur les routes, nous n’en ressentons toujours pas suffisamment le besoin pour investir.
Google Maps nous permet d’aller là où nous voulons aller. Le reste repose beaucoup sur notre attention, notre appréciation de la route et les panneaux que nous rencontrons.
Ce fonctionnement a déjà montré ses limites, notamment lorsque nous avons dû manœuvrer après avoir découvert trop tard que nous ne pouvions pas continuer.
Peut-être qu’un jour, l’accumulation de ce genre de situations nous fera changer d’avis. Et si nous achetons finalement un GPS spécial camping-car, il sera intéressant de voir si notre quotidien sur la route change réellement.
Mais aujourd’hui, si nous devions refaire nos trois premiers mois en camping-car, nous ferions le même choix : commencer avec nos téléphones et attendre de savoir si nous avons réellement besoin de plus.