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Je ne m’attendais pas à découvrir une ville comme Dole.

Nous y avons passé deux jours en automne, avec l’envie de parcourir son centre historique, mais sans itinéraire précis. Nous avons commencé notre promenade au bord des canaux, avant de nous laisser entraîner dans un dédale de ruelles, de passages voûtés et de rues en pente.

Ce qui m’a surprise, c’est la richesse de son patrimoine. Des façades anciennes, des bâtiments imposants, de petits recoins à explorer… Et parfois, derrière un passage qui ne laisse rien deviner, une découverte totalement inattendue.

Une première promenade au bord des canaux de Dole

Nous avons commencé notre visite en empruntant le chemin qui longe la capitainerie. Nous avons poursuivi au bord de l’eau, entre les canaux, les maisons anciennes et les restaurants installés dans ce quartier.

J’ai tout de suite aimé cette proximité entre l’eau et les bâtiments en pierre.

Ce paysage raconte aussi une partie de l’histoire de Dole. Le quartier des Tanneurs accueillait autrefois des artisans qui travaillaient le cuir, une activité nécessitant beaucoup d’eau. Des moulins occupaient également les abords des cours d’eau.

Aujourd’hui, on peut longer tranquillement les canaux et observer les façades de ces anciennes maisons, dont certaines semblent presque posées au bord de l’eau.

C’est en poursuivant cette promenade que nous avons découvert le passage Raynaud III.

Le passage Raynaud III et la Grande Fontaine : une découverte inattendue

Nous avons emprunté le passage Raynaud III sans savoir où il menait.

Et nous avons été impressionnés par ce que nous avons découvert.

Au milieu de la pierre, nous nous sommes retrouvés face à de l’eau et à un aménagement qui ressemblait à un ancien lavoir. Nous étions loin d’imaginer trouver un endroit pareil en plein centre-ville.

Sur le moment, nous avons eu l’impression d’être dans Fort Boyard !

Ce lieu, c’est la Grande Fontaine.

Il s’agit d’une résurgence naturelle : l’eau circule dans les roches calcaires avant de réapparaître au pied de la vieille ville. Connue depuis le Moyen Âge, cette source a été aménagée au fil des siècles et a notamment servi de lavoir.

Je trouve cet endroit fascinant, autant pour son architecture que pour la surprise qu’il nous a réservée.

Nous avons ensuite poursuivi notre chemin pour ressortir dans le centre historique.

Les ruelles de Dole, entre architecture ancienne et rues en pente

Nous avons continué à parcourir les rues, en nous arrêtant régulièrement devant un bâtiment, un détail architectural ou un passage qui attirait notre attention.

Abel, lui, était particulièrement intrigué par les endroits un peu cachés. Dès qu’il aperçoit un souterrain, une rue très étroite ou un passage voûté, il veut savoir ce qu’il y a au bout.

Et Dole ne manque pas de ce genre d’endroits !

Des façades anciennes qui ont conservé leur caractère

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’architecture du centre historique.

Les maisons en pierre, les façades anciennes, les portes et les détails sculptés donnent à Dole une personnalité que je ne retrouve pas dans les constructions modernes.

Certains bâtiments ont été restaurés, d’autres portent davantage les marques du temps. J’aime cette diversité, ces traces des différentes époques et le soin apporté à la préservation du patrimoine.

La ville a d’ailleurs joué un rôle important dans l’histoire de la Franche-Comté.

Ancienne capitale du comté de Bourgogne, elle accueillait notamment un Parlement et une université. Son passé a été marqué par les conflits et les fortifications, avant le rattachement définitif de la Franche-Comté à la France en 1678.

Le centre ancien fait aujourd’hui l’objet de mesures de protection patrimoniale.

Une ville construite sur plusieurs niveaux

Je ne m’attendais pas non plus à trouver autant de dénivelé.

Depuis les parties basses, près des canaux, les rues remontent vers le cœur de la ville et la collégiale Notre-Dame. Les maisons semblent parfois s’élever les unes au-dessus des autres, comme si elles formaient plusieurs étages à gravir.

Dole s’est développée sur une hauteur calcaire dominant le Doubs. Cette situation explique une partie de son organisation et les différences de niveau que l’on ressent en la parcourant.

J’ai beaucoup aimé ces perspectives, ces façades qui se dévoilent progressivement et cette manière dont les rues épousent le relief.

La collégiale Notre-Dame, impressionnante et lumineuse

Nous avons également pris le temps de visiter la collégiale Notre-Dame, qui domine le centre historique.

Dès l’entrée, j’ai été frappée par ses dimensions.

La hauteur des voûtes, l’ampleur de la nef et les proportions de l’édifice sont impressionnantes. Pourtant, je n’ai pas ressenti cette froideur que l’on pourrait imaginer dans un bâtiment aussi monumental.

Le soleil traversait les vitraux et diffusait une lumière chaleureuse à l’intérieur.

Cette atmosphère m’a beaucoup plu.

Une richesse architecturale à observer de près

Nous avons découvert les sculptures, les tapisseries, les statues et les différents espaces de la collégiale.

Les chapelles latérales, les confessionnaux et les espaces de recueillement invitent à regarder au-delà de la grande nef centrale.

J’ai été particulièrement impressionnée par le grand orgue, majestueux, qui attire immédiatement le regard.

Construite au XVIe siècle, la collégiale possède un clocher-porche de 73 mètres. Son grand orgue a été réalisé au XVIIIe siècle par Karl-Joseph Riepp.

L’édifice porte également le titre de basilique mineure depuis 1951, tout en conservant son appellation historique de collégiale Notre-Dame.

Un retour à Notre-Dame le lendemain

Le lendemain de notre première visite, Abel a souhaité retourner à la collégiale.

Il voulait allumer un cierge et faire un vœu.

Nous avons écouté son envie et nous y sommes retournés.

C’est aussi ce que j’apprécie lorsque nous découvrons un endroit sans programme trop chargé : nous pouvons prendre le temps de nous arrêter, de revenir sur nos pas ou de prolonger une visite lorsque nous en avons envie.

Le marché couvert et la maison natale de Louis Pasteur

Au fil de nos promenades, nous avons également découvert le marché couvert de Dole.

Nous sommes aussi passés devant la maison natale de Louis Pasteur, située rue Pasteur, dans le quartier des Tanneurs.

Le célèbre scientifique y est né le 27 décembre 1822. Sa maison abrite aujourd’hui un musée consacré à sa vie et à ses travaux.

Nous ne l’avons pas visité, mais c’est une découverte supplémentaire à envisager pour ceux qui souhaitent approfondir leur visite de Dole. Vous trouverez les informations pour organiser cette visite sur le site de Terre de Louis Pasteur.

Nos conseils pour visiter Dole

Combien de temps faut-il pour visiter Dole ?

Nous y avons passé deux jours, ce qui nous a permis de découvrir le centre historique tranquillement.

Une journée peut suffire pour parcourir ses principaux lieux d’intérêt, mais prévoir davantage de temps permet de visiter les musées, de profiter des canaux ou de s’attarder dans les rues anciennes.

Le circuit du Chat perché : un parcours pour découvrir la ville

Si vous souhaitez suivre un itinéraire, l’office de tourisme propose le circuit du Chat perché, un parcours balisé d’environ quatre kilomètres à travers le centre historique.

Il permet de découvrir plusieurs monuments et lieux emblématiques de Dole. Comptez environ deux heures et demie pour le suivre, selon votre rythme.

Nous ne l’avons pas emprunté comme un circuit organisé, mais il peut être utile pour préparer une première découverte.

Vous pouvez consulter le circuit du Chat perché sur le site de Dole Tourisme.

Visiter Dole avec des enfants

Le centre historique se prête bien à une promenade en famille, notamment avec des enfants qui aiment observer, explorer et poser des questions.

En revanche, certaines rues présentent des pentes importantes, des marches ou des pavés. Il faut en tenir compte avec une poussette ou si l’on a des difficultés à marcher.

Le circuit du Chat perché dispose d’ailleurs de variantes destinées à éviter certains passages peu accessibles.

Quelques informations utiles

Informations pratiques — Dole


📍     Où ? Dole, dans le Jura (39), en Bourgogne-Franche-Comté.

⏱️     Combien de temps prévoir ? Une journée pour découvrir les principaux lieux du centre historique, ou deux jours pour prendre son temps, comme nous l’avons fait.

🚶     Type de balade : promenade à pied dans le centre ancien, entre canaux, ruelles pavées, passages voûtés et rues en pente.

⚓     À voir lors de cette balade : le quartier des Tanneurs, la Grande Fontaine et le passage Raynaud III, la collégiale Notre-Dame, le marché couvert et la maison natale de Louis Pasteur.

👨‍👩‍👧‍👦     Avec des enfants : oui, notamment pour explorer les passages et découvrir les bâtiments anciens. Attention toutefois aux escaliers, aux pavés et aux rues en pente.

🚐     Notre stationnement : nous nous sommes garés sur l’immense parking de l’avenue de Lahr, en face du port de plaisance. Une grande partie accueille les camping-cars. Le stationnement est gratuit, sans services (ni eau, ni électricité, ni vidange), et le centre historique est facilement accessible à pied.

Dole, une ville que nous avons aimé découvrir

En arrivant à Dole, je n’imaginais ni l’importance de son patrimoine ni la particularité de son centre historique.

J’ai aimé parcourir ses rues anciennes, observer les maisons construites à différents niveaux et retrouver l’eau au pied de la ville.

Je garde surtout en mémoire la découverte de la Grande Fontaine, l’atmosphère lumineuse de Notre-Dame et ces moments où nous nous arrêtions simplement parce qu’un détail avait attiré notre attention.

Ces deux jours m’ont rappelé combien j’aime découvrir un lieu sans chercher à tout voir ni à tout organiser.

Et vous, connaissez-vous Dole ? Y a-t-il un endroit de la ville qui vous a particulièrement marqué ?

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Jennifer

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À propos des images

Les images utilisées dans cet article proviennent de diverses sources ou sont de création personnelle. Lorsqu’elles ne sont pas de moi, elles sont citées ci-dessous.

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