A la maison

By Publié sur 3min. de lecture

Nous voilà, comme une grande partie de la population, confinés dans notre maison. Au moment où j’écris ces lignes, je relativise un maximum. Je prends conscience de la chance que nous avons d’être réunis (confinés) sous le même toit, en bonne santé. Nous avons en effet la chance d’être dans notre maison, avec un grand terrain pour les enfants, et pas vraiment de voisins à proximité. Nous avons l’opportunité de sortir un peu, nous dégourdir les jambes, jouer, manger dehors… sans croiser personne. Nous profitons du beau soleil que nous avons, pour jardiner, entretenir l’extérieur, prendre l’air, laisser la lumière rentrer et réchauffer l’intérieur. Oui, nous avons de la chance.

Nous avons de la chance, d’être confinés, tous ensemble, pour nous protéger, et protéger les autres. Nous en profitons un maximum, pour nous laisser porter par le temps qui passe, sans se tresser, sans se presser, sans horaire spécifique à respecter. On fait ce que l’on a à faire, en se laissant vivre. L’ambiance est détendue. Nul besoin de se dépêcher le matin pour déjeuner, se brosser les dents, s’habiller pour être à l’heure à l’école, nul besoin de se stresser pour le goûter qui n’est pas prêt. Le repas de midi, n’est pas prêt à midi, et alors ! On a le temps. 

Evidemment, on fait école à la maison, le matin, là où la concentration de ma fille est la plus optimale. On va à son rythme, selon si les exercices proposés l’attirent ou pas. On varie les activités. Tantôt manuelle (découpage, coloriage magique, pâte à modeler, peinture, kapla, plus plus, lego, playmobil…), tantôt intellectuelle (graphisme, mathématiques, géométrie, géographie, écriture…), tantôt par le jeu (jeu des 7 erreurs, fils mêlés, sudoku enfant, mots mêlés enfants….). Un cahier reste à sa dispostion, pour qu’à l’intérieur, ma grande fille exprime ce qu’elle fait, ce qu’elle ressent ce qu’elle perçoit, à travers le dessin.

Lorsque j’ai le matériel pour, on s’oriente vers une pédagogie plus Montessori, plus autonome. Il n’est pas évident de s’improviser maîtresse, d’être prise au sérieux parfois par l’enfant, alors on fait ce qui est recommandé de faire, avec nos moyens, et notre instinct. On reste à côté, pour que l’enfant se sente soutenu, épaulé, en confiance. On reste pédagogue et calme. Mais le rythme et le contexte actuel le permette, ici du moins, pour le moment.

Le reste du temps, les enfants sont dehors. Ils jouent, ils court, ils crient aussi et animent un peu cet extérieur qui est étrangement calme. Leur famille leur manque, naturellement. Ils demandent souvent après leurs papys, mamies, tontons, tatas, cousins, que l’on voit régulièrement. La grande comprend que ce virus est dangereux et qu’il faut rester à la maison, le petit, un peu moins, voire pas du tout. 

On prend des nouvelles, souvent, on s’assure que tout le monde va bien. On envoie des messages, on s’appelle, on s’envoie des photos. Pour le moment nous avons de la chance, personne n’a été touché par ce fichu virus. Nous croisons les doigts chaque jour pour que cela perdure ainsi. Nous ne sortons pas, nous jouons le jeu du confinement, nous avons bien conscience du danger qui rôde dehors (à mi chemin entre Walking Dead et World War Z). Nous faisons les courses pour pouvoir tenir 10 jours, sans avoir à ressortir et croiser des gens.

Nous avons de la chance [ pour le moment ], d’être confinés tous ensemble, de ne pas avoir à sortir pour aller travailler et/ou affronter la foule. On en profite. On se laisse vivre. Nous avons bien conscience que cela va durer, encore longtemps, qu’il va falloir tenir, occuper les enfants, rester positif et relativiser. Nous savons également qu’une fois que le rythme va reprendre, qu’il va falloir retrouver notre vie d’avant, cela va être très compliqué, pour l’ensemble du pays. Un effort collectif va être attendu, pour soutenir l’économie, l’état, les gens. 

Cette année 2020 s’annonce longue, périlleuse, dangereuse. 

Profitons, tant que nous le pouvons, si vous le pouvez, du calme qui règne, avant que la tempête et les retombées n’arrivent. 

XOXO
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Bonjour !
Je suis Jennifer.
J’ai créé mon premier blog sur skyblog, puis en 2014, peu de temps après la naissance de ma fille, j'ai créé "Le monde de Jenn". Enfant, je voulais être pilote de course automobile. J'ai fait des études d'esthéticienne, avec un BTS, j'ai poursuivi avec une formation en design graphique. Mon blog "Le monde de Jenn" est devenu une véritable passion, ce qui me fait le plus vibrer.
Il m’a permis de développer ma passion pour la photo. Depuis quelques années, je suis créatrice de contenu et photographe, en free-lance. Une indépendance, qui était pour moi une évidence.
Si mon travail vous intéresse, vous pouvez jeter un œil à mon portfolio.
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